Hier,
Joséphine a eu 25 ans, mais avant-hier, Joséphine s'est faite
larguer. Alors oui, par un pauvre type. Pourtant elle y croyait
pour douze. Et elle est là, sur scène, pour témoigner de cette
journée spéciale, au cinglant goût de " dé-fête ".
Joséphine
pense qu'elle est une fille comme toutes les autres filles,
simple (antinomie), calme (antiphrase), confiante (gros mytho),
maudite (mouais). Elle aimerait réussir sa vie, et pour ça elle
a un plan :
1)être mince
(en oubliant que Joséphine tuerait un enfant pour un cookie)
2)Savoir
ce qu'elle veut ou ce qu'elle ne veut pas pour commencer ou
ce qui serait bien, mais pas toujours possible maintenant (ou
plus tard).
3)Savoir
dire " oui " et " non " en un seul mot.
Mi-princesse,
mi-bouchère, elle fait le grand écart entre le 19ème et 21ème
siècle. Alors Joséphine ose. Chanter, faire rire (ou pleurer),
danser (gracieuse ou pas), taper sur des bambous (et c'est numéro
1). Les tableaux illustrent deux fantasmes ou trois doutes,
entre un pianiste et un guitariste (pas toujours de bonne volonté).
Heureusement qu'il y a la vie, ses ascenseurs, la crème glacée,
un 90C, un voisin sur qui tomber et trois quatre yeux pour se
relever.